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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 10:13

Le bien et le mal

 

Si à quelqu'un / Tu fais du bien. / Illico... oublie.

Si quelqu'un / Te fais du bien. / Jamais ne l'oublie.

Le mal / Qui nous fait / Mal,

N'est pas celui / Qui nous atteint,

Mais celui / Qu'on fait / À notre prochain.

 

Fraternellement,  Roger GAU (sur son site personnel )

message au groupe  des Unitariens francophones, le 12 mai 2010

 

ndlr : les paraboles de Jésus nous désignent comme le prochain non pas le voisin ou le plus proche, mais au contraire le Samaritain, l'étranger, celui qui est le plus loin de notre quotidienneté.

 

Mohammed--Jesus-et-Bouddha.jpg

 

écoutons les enseignements des sages de notre Humanité : ici, Muhammad, Jésus et Bouddha

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:15

navajo_pays.JPG

 

Me promenant dans la Beauté / me promenant, me promenant avec elle / L’univers entier m’accompagne en cette promenade / Sa beauté marche devant moi / Sa beauté marche derrière moi / Sa beauté marche au-dessous de moi / Sa beauté marche au-dessus de moi / la Beauté est de toute part.

 

Je marche / et je marche avec la Beauté / dans la Beauté, je peux marcher / Je peux ainsi marcher toute une journée /et puis tout au long des cycles des saisons / En toute beauté, je possèderai encore une fois / les plus beaux oiseaux / ceux qui sont beaux et joyeux /Sur la piste gravée de pollen où je me promène / des sauterelles sautent autour de mes pieds pendant que je me promène / de la rosée sur mes pieds pendant que je marche /


Que la Beauté m’accompagne / Elle, devant moi / Elle, derrière moi / Elle, au dessus de moi / Elle, tout autour de moi / Et l’âge venu, je me promènerai encore, bien vivant, sur la piste de la Beauté / Je m’y promènerai toujours / jusqu'à finir dans la Beauté.

 

prière traduite de l'anglais par Richard Brodesky

(Unitarian Universalist Church of Tucson, UUCT, Arizona)

et interprêtée librement par Jean-Claude Barbier

(Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, AFCU, France)

 

quelques explications apportées par Richard Brodesky

 

Chez les Amérindiens, il n’y a pas seulement les quatre directions ordinaires de la boussole, mais sept : nord, est, ouest, sud, zénith, et nadir (à l'opposé du zénith, donc ne se voit pas), mais c’est le "partout" qui nous intéresse ici. Il y a certaines entités qui peuvent être partout par exemple le divin, l’air, l’amour ou la poussière.  Alors cette prière nous parle de ce qui existe dans tous les sens du terme et qui doit être respecté pendant toute notre vie. 


Vous verrez aussi des références aux sauterelles et à la rosée.  Au lieu de penser que ce ne sont là que des détails poétiques, ces mots  attirent notre attention sur ce qui est important ... puisque que tout détail fait partie du Tout. 


Le terme « la piste gravée de pollen » est importante dans la culture navajo.  Le pollen béni s’emploie chez les Navajos dans les cérémonies et surtout dans les dessins de sable d’un shaman lors des séances thérapeutiques.  Le pollen est sacré car il donne la vie et la renouvelle.  Par conséquent, l'itinéraire de chaque personne, dans la vie, est sacrée. 


La dimension temporelle est, elle aussi, importante : la journée, les saisons, le cycle d'une vie avec sa fin.  Un temps qui confine à l'espace comme à un horizon commun.


La marche est sans cesse rappelée : c'est le sentier des Indiens où chacun doit mettre le pas dans celui des ancêtres.  Si l'on quitte la piste pour un moment ou pour une pensée ou un sentiment ou une action, il y aura risque d'égarement.


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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:18

Marcel-Legaut--photo-a-la-Une-du-site.jpgIntroduction :

Etre devant soi pour être devant Dieu, c’est porter lucidement sa condition d’homme, c’est en saisir l’aspect dramatique ; jeté dans la vie, solitaire, à mi-chemin sur la voie pour devenir soi-même, dans les ténèbres intérieures parfois et sans cesse au milieu des contingences éphémères de tous ordres qui dissipent ou qui troublent ; et cependant par la foi et la fidélité entrer peu à peu dans une existence qui se manifeste unique dans son unité, sa consistance et sa stabilité. C’est aussi épouser cette condition, en rendre grâce, et par cela, affirmer son espérance et sa foi.

Infimes, éphémères / mais nécessaires,
ensevelis dans l’immense / mais conscients,
perdus dans l’innombrable / mais uniques,
façonnés d’éléments complexes et ambigus /

mais encore essentiellement simples,
limités de toutes parts / dans le faire et le dire, /

mais en soi proprement mystère,
inachevés par nature / et sans cesse perturbés /

mais en puissance de s’accomplir.

Livrés aux lois de la matière et de la vie, /

liés sans recours aux cadences des tempset des lieux /

mais libres et responsables en notre centre même.
Sujets au malheur /  voués à la mort / mais appelés à être.
Solitaires parmi des solitaires / qui se côtoient plus qu’ils se connaissent /

mais sur le chemin de l’Unité ...

Très improbables / dès la naissance / toujours plus improbables / dans la croissance.
Tâtonnant face à l’inextricable, / trébuchant affrontés à l’impossible, /

sollicités sans cesse vers le moins-être,
par la foi et la fidélité /

nous existons dans la stabilité / au milieu de tout ce qui se dissipe,
nous devenons avec sécurité / au milieu de tout ce qui se corrompt.


Héritiers d’un labeur immense, / visités par une présence /

qui appelle plus qu’elle ne commande,
poussés, soulevés, sollicités, / élevés au-dessus de nous-même,
émergeant de la servitude, / atteignant à la liberté,
ouvriers d’un avenir sans fin
inséparables de vous, mon Dieu, / nous vous magnifions !
Quel que soit notre destin / même misérable, même tragique,
Nous sommes pour votre plénitude. / Elle est notre béatitude.


Quand nous serons purement nous-même / à notre place dans le réel
au-delà du faire et du paraître, / hors des plaisirs et des souffrances,
des désirs et des projets, / des soucis et des angoisses,
nous partagerons la joie d’être / avec l’ensemble des vivants
qui dépassent l’appétit de vivre, / ces échos de votre bonheur


Père -
pour le croire en vérité / malgré tout ce qui le nie,
donnez-nous la force de porter / en votre présence
nos misères dans la dignité / notre grandeur malgré nos pauvretés
notre être en devenir / dans son autonomie
au cœur des contingences / tout au long de la vie.


Que notre foi / dans sa nudité /

par son enracinement en nous / l’emporte sur notre cécité.
Que notre parole / dans sa vérité / par son action sur nous /

affermisse nos pas / sur le chemin de l’être.

 

Marcel Légaut (1900-1990)

voir une présentation de son oeuvre sur le site des chrétiens unitariens

 

 

ajout du 26 juin 2010, échange de courriels entre Jean-Claude Barbier et Antoine Girin :


Les unitariens francophones ont mis la prière de Marcel Légaut dans l'espace de prière et de méditation de leur Eglise. Jamais un chrétien n'avait prié ainsi ! Sa prière trouve tout naturellement sa place ici dans cet espace ouvert à toutes les fois et sagesses du monde. Enfin un christianisme non culpabilisant et entièrement humaniste sous le regard d'un Dieu Amour, celui des évangiles. Etonnant, bien en avance de notre modernité. Bonne prière avec Marcel Légaut, un sacré bonhomme, un christique au sens fort du terme ! (Jean-Claude Barbier).

Je te remercie, cher Jean-Claude, c'est merveilleux d'être en communion. L'avenir est à l'inter-religieux que tu promeus vaillamment. En fraternelle sympathie. Antoine (A. Girin, éditeur du bulletin « Quelques nouvelles » des Amis de Marcel Légaut, courriel du 1er mai 2010)

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 13:01

Le plus noir de la nuit est une lumière …

 

job_-et_sa-femme_Georges_-de_-La_Tour.jpgPendant plus de trente années

En vain, je t’ai cherché.

Par les monts et les vallées,

Dans les champs et les prés,

Dans les villes et les villages,

J’ai voulu voir ton visage,

J’ai appelé, crié ton nom :

Dieu, mon Dieu ...

Mais jamais tu ne m’as répondu.

 

Je cherchais un regard à nul autre pareil,

Je me suis brûlé en regardant le soleil.

Je cherchais un sourire plein de cordialité,

Je n’ai trouvé qu’une absence glacée.

Alors peu à peu je me suis lassé.

Tu n’étais plus qu’un regret, une nostalgie,

Le souvenir d’une espérance enfouie.

 

Job et sa femme

par Georges de La Tour,

vers 1640-1645,

huile sur toile 145 cm x 97 cm,

Epinal, Musée départemental

d'art ancien et contemporain

 

Et lorsque vint le temps de l’épreuve,

Le temps de l’abandon et de la solitude,

Le temps de la déchirure et de la tristesse infinie,

La nuit devint si noire que j’ai tout lâché.

Alors au fond de moi, mes larmes ont rejoint

Une source qui coule sans fin.

Doucement une prière s’est mise à résonner,

Une lumière est née de l’obscurité,

Une flamme fragile s’est allumée.

 

Noir, tristesse, abandon,

Ces sentiments qui m’assaillent

Sont devenus le signe de ta Présence.

Je sens ton étreinte dans ma souffrance,

Dans mon cri, j’entends ton cri.

Silence, solitude sont les noms qui désignent le Tout Autre

Qui ne se rencontre qu’à travers chaque Etre.

Vide, absence sont les noms qui dévoilent le Sans Visage

Dont le reflet brille dans chaque visage d’Homme.

 

Le plus noir de la nuit est une lumière

Semblable à nulle autre lumière.

Mystère, terrible mystère.

Mais la flamme qui vacille

Est promesse d’un grand feu,

Feu de l’Esprit,

Feu de l’Amour qui ne s’éteint jamais.

 

Régis Pluchet (Le Mans, 1996)

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:50

http://idata.over-blog.com/0/56/96/93//Heureux-les-doux--vu-sur-paroissesaintebernadette34--plateforme-d-Over-blog.jpgLe Sermon de la montagne, dont une partie est connue sous le nom des Béatitudes, est relaté en deux versions, selon Matthieu 5, 3-12 et selon Luc 6, 20-26. La traduction de ce texte au souffle prophétique n’est pas aisée. Nous vous donnons ici plusieurs traductions :


Synopse- M.-E. Boismard et A. Lamouille dans la Synopse des quatre évangiles en français avec parallèles des apocryphes et des Pères, Paris, édition du Cerf, 2001, p. 44.

ChouraquiAndré Chouraqui, La Bible, Paris : Desclée de Brouwer, 1989, pp. 1883 et 2005.

Bayard - La Bible, nouvelle traduction, Paris : édition Bayard ; Canada : Médiaspaul, 3 200 p., voir extraits sur le site de l'éditeur.

MC - autre traduction proposée par Marie-Claire Weber-Lefeuvre (message du 10 mars 08).

 

les pauvres / les humbles / les humiliés / ceux qui sont à bout de souffle

 

Matthieu : " Heureux les pauvres en esprit car à eux est le Royaume des Cieux " (Synopse) ; " En marche, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux ! " (Chouraqui), "Joie de ceux qui sont à bout de souffle, le règne des Cieux est à eux" (Bayard), "Heureux les humbles car le Royaume des cieux est à eux (MC),

 

Luc : " Heureux les pauvres, car vôtre est le Royaume de Dieu " (Synopse) ; " En marche, les humiliés ! Oui, il est à vous, le royaume d’Elohîm ! " (Chouraqui), " Heureux, vous, les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous " (MC).

 

les doux / les humbles / les tolérants

 

Matthieu : " Heureux les doux car ils hériteront la terre " (Synopse, en écho du Psaume 36, 11), " En marche les humbles ! Oui, ils hériteront la terre ! " (Chouraqui), "Joie des tolérants, ils auront la terre en héritage" (Bayard), "Heureux les doux car la terre sera leur héritage" ou "car la terre leur sera confiée") (MC).

 

les affligés / les endeuillés / les éplorés


Matthieu : " Heureux les affligés, car ils seront consolés " (Synopse), " En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés ! " (Chouraqui), "Joie des éplorés, leur deuil sera plus léger" (Bayard).

 

les affamés et les assoiffés de justice

 

Matthieu : " Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice car ils seront rassasiés " (Synopse), " En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés ! " (Chouraqui), "Joie de ceux qui ont faim et soif de justice, ils seront comblés" (Bayard), "Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice car ils seront rassasiés" (MC),

 

Luc : " Heureux ceux qui ont faim maintenant, car vous serez rassasiés " (Synopse), " En marche les affamés de maintenant ! Oui, vous serez rassasiés ! " (Chouraqui), " Heureux, vous qui avez faim, car vous serez rassasiés " (MC).

 

ceux qui pleurent /

 

Luc : " Heureux ceux qui pleurent maintenant car vous rirez " (Synopse), " En marche, les pleureurs de maintenant ! Oui, vous rirez ! " (Chouraqui), " Heureux, vous qui pleurez, car vous serez dans la joie " (MC).

 

les miséricordieux / les matriciels / les êtres compatissants

 

Matthieu : " Heureux les miséricordieux, car ils recevront miséricorde " (Synopse), " En marche, les matriciels ! Oui, ils seront matriciés ! " (Chouraqui), "Joie des êtres compatissants, ils éveilleront la compassion" (Bayard), "Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde" (MC).

 

les coeurs purs / limpides

 

Matthieu : " Heureux les purs de cœur, car ils verront Dieu " (Synopse), " En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohîm ! " (Chouraqui), "Joie des coeurs limpides, ils verront Dieu" (Bayard), "Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu" (MC).

 

les pacifiques / les artisans de paix / les conciliateurs

 

Matthieu : " Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu " (Synopse), " En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohîm " (Chouraqui), "Joie des conciliateurs, ils seront appelés enfants de Dieu" (Bayard), "Heureux ceux qui oeuvrent pour la paix car ils seront appelés fils de Dieu" (MC) .

 

les justes persécutés

 

Matthieu : " Heureux les persécutés à cause de (la) justice, car à eux est le royaume des Cieux " (Synopse), " En marche, les persécutés à cause de la justice ! Oui, le royaume des ciel à est eux ! " (Chouraqui), "Joie des justes que l’on inquiète, le règne des Cieux leur appartient" (Bayard), "Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice car le Royaume des cieux est à eux" (MC).

 

à cause de moi

 

Matthieu : " Heureux êtes vous, quand ils vous insulteront et persécuteront et dirons toute (sorte de) mauvaises (choses) contre vous, en mentant à cause de moi " (Synopse) ; " En marche, quand ils vous outragent et vous persécutent, en mentant vous accusent de tout crime, à cause de moi. Jubilez, exulter ! Votre salaire est grand aux ciels ! Oui, ainsi ont-ils persécuté les inspirés, ceux d’avant vous " (Chouraqui), "Joie, oui, joie, dans le mépris, la persécution, le fiel, à cause de moi, joie et joie encore pour vous, un salaire élevé vous attend dans les cieux. Car avant vous c’est ainsi qu’on a harcelé les prophètes" (Bayard), "Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie à cause de moi, soyez dans la joie…votre récompense sera grande… " (MC).

 

Luc : " Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, et quand ils vous excluront et insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais " (Synopse). " En marche, quand les hommes vous haïssent, vous bannissent, vous flétrissent, et jettent dehors votre nom comme criminel, à cause du fils de l’homme ! Jubilez, ce jour-là, dansez de joie ! Voici : votre salaire est grand au ciel ! Oui, cela, leurs pères l’ont déjà fait contre les inspirés " (Chouraqui). " Heureux êtes-vous si les hommes vous haïssent, s’ils vous insultent, vous calomnient et vous excluent, à cause du Fils de l’homm ... votre récompense sera grande… " (MC).

 

document publié le lundi 10 mars 2008 dans La Besace des unitariens et transféré ici


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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:27
L’oraison de Nostre Seigneur Jesus-Christ (traduction et versification : Clément Marot 1496-1544)

marot3.jpgPere de nous, qui es là hault ès cieulx,
Sanctifié soit ton nom precieux ;
Advienne tost ton sainct regne parfaict ;
Ton vueil en terre, ainsi qu'au ciel, soit faict ;
A ce jourd'huy sois nous tant debonnaire,
De nous donner nostre pain ordinaire ;
Pardonne nous les maulx vers toy commis,
Comme faisons à tous nos ennemis,
Et ne permetz en ce bas territoire
Tentation sur nous avoir victoire ;
Mais du malin cauteleux et subtil
Delivre nous, ô Pere. Ainsi soit il.

le "Notre Père" remanié par Régis Pluchet (Le Mans) pour une lecture réactualisée à l'usage de nos contemporains : "Notre Père / Mère"

Notre Père qui es aux cieux
Notre Mère la Terre
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté  soit faite
Sur la terre comme au ciel
Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation.
Mais délivres-nous du Mal.
Amen.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 14:13
sainte familleJe te salue Marie

Je te salue Marie, pleine de grâces.
Le Seigneur est avec toi.
Tu es bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus, le fruit de tes entrailles,
est béni.

Je te salue Joseph

Je te salue Joseph,
plein de force et d’habileté.
Le Seigneur est avec toi.
Et ton fils Jésus,
à qui tu fis découvrir la Torah
et le travail du bois,
Est béni.

texte proposé par Régis Pluchet (Le Mans, France)


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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 14:28

Nous sommes tous passants et pèlerins.

Allumons donc un feu au carrefour, à l’adresse de l’Eternel.Lanza del Vasto par Mareuil

Fermons le cercle et faisons un temple dans le vent,

Faisons de ce lieu quelconque un temple,

Car le temps est venu d’adorer en esprit et en vérité,

De rendre grâce en tous lieux et en tous temps.

 

Mettons un terme au temps,

un centre aux ténèbres extérieures,
et rendons-nous présents au présent.
Ce présent que nous avons en vain poursuivi dans nos journées,

Car il était loin de nous au moment où il était.

Le voici devant nos yeux et dans nos cœurs, le présent.

Le feu, c’est le présent qui brûle et brille,

c’est le présent qui prie,

Le feu est le sacrifice de ce qui brûle,

La chaleur de vie et la joie des yeux.

Il est la mort des choses mortes et leur retour à la lumière.

 

Feu de joie ! Souffrance et joie l’une dans l’autre.

L’amour, c’est la joie de souffrir.

Le feu est la vie et la mort l’une dans l’autre,
l’apparence qui se consume et la substance qui paraît.

Chantons gloire dans la langue du feu, évidente et claire à tous les hommes.

 

Et vous, gens qui passez sur la route des Quatre-Vents,

Entrez dans la ronde et donnez-nous la main.

Souffle sur nous, Seigneur, pour que notre prière monte en flamme,

Pour que notre cœur de bois mort et d’épines et son bref et vacillant éclat de vie

Servent à nourrir un peu ta gloire.

Cette prière nous a été transmise par Régis (Le Mans, France)

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 01:37

O toi au-delà de tout,
Comment t'appeler d'un autre nom ?
Quel hymne peut te chanter ?
Aucun mot ne t'exprime.
Quel esprit peut te saisir ?
Nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
Tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable ;
Tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
Ceux qui parlent
et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
Ceux qui pensent
comme ceux qui ne pensent pas.
l'universel désir, le gémissement de tous
Tend vers toi. Tout ce qui existe te prie
Et vers toi, tout être qui sait lire ton univers,
Fait monter un hymne de silence.
En toi seul tout demeure.
En toi, d'un même élan, tout déferle.
De tous les êtres tu es la fin .
Tu es unique.
Tu es chacun et tu n'es aucun.
Tu n'es pas un être, tu n'es pas l'ensemble :
Tu as tous les noms ; comment t'appellerai-je
Toi, le seul qu'on ne peut nommer ?
[…]
Aie pitié, ô toi, l'au-delà de tout :
Comment t'appeler d'un autre nom ?


Grégoire de Nazianze (329-390) :
Poèmes dogmatiques (Migne, Patrologiae Cursus Completus, Series Graeca, Paris, 1857-1866, tomes 37, pp. 507-8), envoyé par Jean-Pierre Babin (Nantes, France)

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 02:03

Mes frères et sœurs de tous horizons,


Aujourd’hui, fête de la Toussaint, je vous souhaite du fond du cœur de devenir des saints ! Non pas des saints « canonisés », estampillés et formatés, mais des saints et des justes au sens biblique du terme : des femmes et des hommes de bien, d’amour et de pardon, vivant dans le Souffle du Père, en communion avec Lui et avec tous vos frères et sœurs de l’humanité, Ses enfants.

Devenir saint, ce n’est pas être parfait au regard d’une règle morale ou d’un loi religieuse ou civile, être saint c’est vivre en harmonie avec le Créateur et toute Sa Création, sentir vivre cette création dans son ventre, comme le père miséricordieux la sent dans ses entrailles selon le terme hébreux biblique.

Devenir saint, ce n’est pas être sans défaillance ni fragilité, s’est tendre sans cesse vers la perfection de Dieu – soyez saints comme Je Suis Saint, dit le Seigneur dans le Lévitique -, c’est combattre la médiocrité et la facilité, tout ce qui nous tire vers le bas et nous repli sur nous même car le Père n’est jamais replié sur Lui-même, il est Don et circulation de Vie.

Devenir saint, c’est se bagarrer au quotidien pour devenir sans cesse meilleur, toujours plus proche de l’Image et Ressemblance divine.

Devenir saint, ce n’est pas réciter une formule et se croire sauvé par elle, c’est accomplir dans notre chair et notre société la Parole d’amour dont nous nous réclamons, même lorsque notre inertie personnelle, la culture ambiante et les lois du monde nous tirent dans une autre direction.

Devenir saint, s’est vivre des Béatitudes proclamées par le Messie Yéshoua (lesquelles Béatitudes étaient la lecture d’évangile du jour pour mes frères catholiques).

Entraidons nous mes frères et sœurs, entraînons nous les uns les autres vers les Hauteurs ! Nous avons besoin les uns des autres ! Ayons ensemble l'audace de la sainteté !

Thierry est maraîcher à Romans, près de Valence (Sud-Est de la France)
 

Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu


Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! 

 

Je vous embrasse et je vous aime ! Thierry

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Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
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