Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 12:30

poème de Gérard Bessière (Luzech, département du Lot, France), paru dans Quelques Nouvelles  (le bulletin mensuel de la mouvance Marcel Légaut), n° 214, septembre 2008.

" Dieu... " /
Qu'il est bref et tremblant, / le mot le plus usé / sur les lèvres / des âmes...

Peut-on parler de /
"Lui", / dire : "Tu", / comme nous disons / "je", "nous" / au pays des humains?

Éclôt /
le silence / qui ne fait pas nombre / parmi la foule / transie ou fascinée.

Lourd, /
léger, / le secret / nous habite / et nous rend muets.

Quand les arbres
frémissent / en leurs feuillages, / veulent-ils murmurer / ce qu'ils ignorent ? / Peut-être / le brin d'herbe sait-il...

Un cri d'homme, /
un geste de femme, / une question d'enfant / font-ils pressentir / un soleil caché, / une ténèbre éblouissante ?

Les mots brûlent /
et ne laissent / que cendre. / L'incendie court à travers / les siècles ...

Ne resterait-il /
que le feu / qui oublie / les dieux consumés / et qui crépite soudain / alors qu'on le croyait assoupi ?


sculpture de Danièle Bigata, socle de la statue de Aïda au Théâtre des quatre saisons à Gradignan (Gironde, France). Photo Jean-Claude Barbier, décembre 2007
Partager cet article
Repost0
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 18:14

[en langue mina du Sud-Bénin et Sud-Togo]
Agoo, amin ! (ter)

Mi le kafu mi Mawu, jinukusi kuɖo ayingbanɖotɔ.
O Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, nous te louons ;

Mi le kafu mi Mawu agbeaɖotɔ.
O Dieu, tout puissant, maître de l’Univers, nous te glorifions 

Mi le ja avalu mi Vodun Yɛwe ka voɖeka wo kɛun kɛn kɛn.
Nous vous implorons, vous toutes les 41 entités divines du vodoun yehue ;

Mi le yɔ mi Vodun Gu, Sakpata, Xɛbioso kudo Vodun ke mi jesi o gba kudo ede ke mi un jesi kpata.
Nous vous invoquons, Vodun Gu, Sakpata, Xɛbioso
et tous les voduns que nous connaissons ou que nous ne connaissons pas.

Mi le yɔ mi Vodun Ginyɛhwe woo kɛun kɛn kɛn.
Mi le yɔ mi Ata Kpesu, Ata Adjigo, Ata Sakuma ku do ke mi ɖo hun wo gbakudo ke mi hun ɖo hun ɖo hun woa.
Nous vous implorons, vous toutes les divinités Ginyɛhwe :
Ata Kpessou, Ata Adjigo, Ata Sakuma
et vous toutes dont nous nous souvenons et dont nous nous souvenons pas ;

Mi le yɔ mi Vodun Dan wo kpata,
Mi le yɔ mi Nana Sika, Sika jɛnɔ, Sika avɔnɔ, Sika dɔkunnɔ.
Mi le yɔ mi Ata N’Desu kata bia,
Mi le yɔ mi Dan Ayiɖohwɛɖo kudo Vodun Dan ke mi ɖo wun wo gbakudi ke mi hun ɖo wun woo,
Nous vous implorons vous toutes les divinités Dan : Nana Sika, Sika jɛnɔ, Sika avɔnɔ, Sika dɔkunnɔ, Ata N'desu Kata bia , Dan Ayidohwuɛdo
avec toutes celles que nous connaissons ou que nous ne connaissons pas ;

Mi le yɔ mi Togbe wo, Mama wo, Tasinɔ wo kɛun kɛn kɛn,
Nous vous implorons vous les mânes de nos ancêtres ;

Mi wun gba sɔ eku sɔ kan agbe n’ɛ mi, mi wun sɔ agbe sɔ kan ku n’ɛ mi woo,
Faafa biɔ mi le.
Nous ne demandons pas la mort pour remplacer la vie,
ni la vie pour remplacer la mort.
Nous ne demandons que la paix

Bɔbɔ ke mi le ji la wɔ a, mi sɔ ɖo mi be ata mɛ, n’ɛ mi n’ɛ mi la do acɛ eji, n’ɛ zɔnzɔn kuɖo vuɛn le ji la ɖo exɔ ya mɛ, mi a tu agbo wo ɖo wo.
Nɛ mi wun agbo nɛ faafa kudo ennyuɛn ke la kplɔ bɔbɔ ya yi nuko a.
Kuefan ke le mi le fan n’ɛ mi eyeun.
Mi a tu faafa ɖo mi a ji nɛ ba nyi jijɔɛ nɛ amɛsiamɛ le xɔ ya mɛ, le bɔbɔ ya be te pe. Ezo ma ɖia, ezo be wun kpɛ ye loo.
Exaucez nos prières. Nous mettons cette réunion sous votre protection et implorons votre bénédiction pour qu’elle se déroule dans la paix, la concorde et qu’elle aboutisse à des conclusions heureuses et bénéfiques pour la construction de notre pays, le Bénin et notre continent l’Afrique.

Yawoo, yawoo, yawoo.

Cette prière a été prononcée à la fin d'une table ronde organisée à Cotonou le samedi 28 juin 2008 par le mouvement Chrétiens pour changer le monde (CPMC) et l’Institut universitaire du Bénin (IUB) sur le thème " Dialogue inter religieux : en finir avec toutes les formes d’exclusion ".   Les Actualités unitariennes (http://actua.unitariennes.over-blog.com) ont rendu compte de cette belle manifestation dans leurs messages des 20 juin et 9 juillet 08.


Partager cet article
Repost0
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 07:29

Seigneur , j'ai le temps,
j'ai tout mon temps à moi,
tout le temps que tu me donnes.

Les années de ma vie,
Les journées de ma vie,
Les journées de mes années,
Les heures de mes journées.

Elles sont toutes à moi,
à moi de les remplir.
Tranquillement, calmement, ...

Je ne te demande pas Seigneur,
le temps de faire ceci, et puis encore cela.

Je te demande simplement
la grâce de faire consciencieusement,
dans le temps que tu me donnes,
ce que tu veux que je fasse.

Michel Quoist (1921-1997), prêtre et écrivain français.
pour en savoir plus sur l'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/ Michel_Quoist

Cette prière a été envoyée par Henri de Vaucluse au groupe de discussion " Unitariens francophones ", le 8 juillet 2008

Partager cet article
Repost0
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 09:05

Un poème de Marcel Perrier, évêque de Pamiers (depuis 2000), en Ariège (dont le chef-lieu départemental est Foix), intitulé "Quel Dieu ?" * et publié en 2002 dans Paroles et paraboles, aux éditions L’édelweiss, Bourg Saint-Maurice, France
* dieu est écrit avec une mininuscule pour les dieux en général et un dieu en particulier, mais avec une majuscule lorsqu'il s'agit du dieu des monothéistes, pour eux unique et seul existant : Dieu.

Je ne crois pas au dieu qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies.
Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins.

Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant.
Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie.

Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure.
Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie.

Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes.
Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ * partager notre vie

Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements.
Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs.

* référence au dogme de l’Incarnation auquel les chrétiens unitariens n’adhèrent pas 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 11:59
Voltaire, "Prière à Dieu", Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763), chapitre XXIII.

Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ;

c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels,

Daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités.

Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ;

fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau dune vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ;

que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil;
que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ;
qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ;
que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de la boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s’enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes ; comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix,

et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu’à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.


"La chapelle du château" de Ferney-voltaire fut construite en 1761 à l'arrivée de Voltaire à Ferney, presque entièrement à ses frais puisqu'il était le seigneur de ce petit village. On voit encore sur la façade quand on passe à Ferney : DEO EREXIT VOLTAIRE. MDCCLXI. Voltaire, en vivant et en écrivant à Ferney après 1761 et jusqu'à la fin de sa vie, eut toujours à l’esprit une sorte de prière publique insérée dans le Traité sur la tolérance.

Malheureusement, au cours de la Révolution, en 1794. les deux clochetons coiffant les deux petites tours de la façade furent abattus, supprimant ainsi le caractère purement voltairien de l’église. Grossièrement relevée et consolidée dans sa forme ainsi dégradée (1801), elle fut sécularisée en 1826, sous la Restauration, au moment de la construction d'une église neuve au centre du village. Abandonnée alors et vouée à la destruction, la bâtisse fut enfin rachetée au diocèse par les propriétaires privés du château et en devint une simple dépendance, tantôt remise, tantôt hangar, tantôt atelier au gré de cinq générations de châtelains.

L'État français ayant fait l'acquisition en 1999 du château de Ferney, du parc et de ses dépendances, l'ancienne église paroissiale, souvent nommée (à tort) "chapelle de Voltaire", est aujourd'hui entrée dans le domaine public. Une campagne de travaux est prévue pour 2008.

Pour plus d’information
Partager cet article
Repost0
7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 12:01


Le chemin de Dieu passe par l'homme ...

On dit que tu nous parles
mais je n'ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles.
Les seules voix que j'entende
ce sont des voix fraternelles
qui me disent les paroles essentielles.

On dit que tu te manifestes
mais je n'ai jamais vu ton visage de mes propres yeux.
Les seuls visages que je vois
ce sont les visages fraternels
qui rient, qui pleurent et qui chantent.

On dit que tu t'assois à notre table
mais je n'ai jamais rompu avec toi le pain de mes propres mains.
Les seules tables que je fréquente
ce sont les tables fraternelles
où il fait bon se restaurer de joie et d'amitié.

On dit que tu fais route avec nous
mais je ne t'ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre marche.
Les seuls compagnons que je connaisse
ce sont des êtres fraternels
qui partagent le vent, la pluie et le soleil.

On dit que tu nous aimes
mais je n'ai jamais senti ta main sur mes propres épaules.
Les seules mains que j'éprouve
ce sont des mains fraternelles
qui étreignent, consolent et accompagnent.

On dit que tu nous sauves
mais je ne t'ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs.
Les seuls sauveurs que je rencontre
ce sont des cœurs fraternels
qui écoutent, encouragent et stimulent.

Mais si c'est toi, ô mon Dieu, qui m'offres
ces voix, ces visages, ces tables, ces compagnons,
ces mains et ces cœurs fraternels,
alors, du cœur du silence et de l'absence,
tu deviens, par tous ces frères, parole et présence.

Illustration : calligramme de IHVH vu sur le site www.hermetics.org/images/gif/Ihvh.gif 

Après L'Enfant d'où je viens, et Ma traversée des séminaires (1947-1962), Jacques Musset, qui signe ce poème, raconte dans Une vie en chemin sa vie d'homme et de prêtre, évoquant ses relations avec l'Église et l'adoption d'une vie laïque après la rencontre de celle qui deviendra sa compagne. Ed. Siloé, Coll. Vécu, 2007.

Information parue dans "Echos ... de ce qu’ils disent ... Petite chronique" par Jean-Marie Culot, p
ublié dans le bulletin de Hors-les-murs (HLM), n° 110 (décembre 2007). HLM est membre de la fédération belge Pavés ("Pour un autre visage d'Eglise et de société").
Beginning Meditation vue sur le site www.ihvh.co.uk

Beaucoup de croyants d’adhèrent plus au Dieu providentiel qui répondrait à nos sollicitations, à nos demandes ponctuelles. Par contre, pour eux, Dieu est présent parmi les hommes conformément à l’invitation de Jésus d’être auprès des plus pauvres et des plus souffrants.

Ce faisant, ils renouent avec le Dieu Inconnaissable et Imprononçable du tétragramme de l’Exode, IHVH, se contenant de dire à Moïse : " je suis celui qui suis " et d’ajouter : " Voici en quels termes tu t’adresseras aux enfants d’Israël : ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous " (Exode, 3, 14, traduction de la Bible de Jérusalem, Cerf, 1956),

Elohîm dit à Moshè : Ehiè ashèr èhiè ! – Je serai qui je serai. Il dit : Ainsi diras-tu aux Benéi Israël : Je serai, Ehiè, m’a envoyé vers vous " (Noms, 3, 14, traduction André Chouraqui 1982-1985).

Partager cet article
Repost0
7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 10:49

Partage du pain de seigle ou de campagne
Pain dur et sec des jours de solitude
Pain d’épice des jours de fêtes
Pain rassis de nos non-dits et de nos silences
Pain insipide de nos échecs et de nos désespoirs
Pain brûlé de nos vies stressées
Pain cuit et recuit au feu de nos braises,
Aux flammes de nos enthousiasmes et de nos coups de cœur
Pain savoureux de nos créations collectives…

par Gisèle Vandercammen
(Mouvement chrétien pour la paix, lequel fait partie de la fédération belge Pavés : " Pour un autre visage d’Eglise et de société "), Publié dans le bulletin PAVÉS n° 13 (décembre 2007).

Rompre le pain est un rituel juif fait à domicile par chaque père de famille afin de " bénir "* Dieu. Jésus faisait ce geste avec ses disciples, jusqu’au dernier repas connu sous le nom de Cène. Les familles chrétiennes ont repris cette tradition, souvent en marquant d’une croix la croûte du pain avec le couteau, lors du bénédicité. Selon la Didachée (60-90 après J.-C.), le pain est " le fruit de la Terre et du Travail des hommes ".

* dire du bien, remercier Dieu pour ses bienfaits, lui rendre grâces, le louer.

Aujourd’hui notre alimentation de nantis s’est considérablement diversifiée, mais le pain a nourri des générations entières et a évité la famine à bien des gens. Beaucoup de familles, en respect pour cet aliment, s’abstiennent de jeter le pain à la poubelle et reconvertissent les vieilles miches par des recettes appropriées ; à défaut, nos amis les animaux s’en régalent.



les disciples d'Emmaüs, tableau de Jean-marie Pirot-Arcabas

Le dimanche de Pâques de l’an 30, Céphas (un autre que le Pierre que nous connaissons) et un autre disciple se rendent à Emmaüs, village proche de Jérusalem. Le matin, le tombeau où avait été déposé Jésus à la veille du sabbat, a été retrouvé vide et ils sont en pleine expectative. Un voyageur inconnu fait route avec eux et leur explique les Ecritures, puis, le soir venu, à l’auberge, rompe le pain. Les deux disciples ressentent alors fortement la présence de Jésus ... une présence au niveau de la mémoire d’un être cher qu’on vient de perdre et qui nous a marqué pour la vie

Et c’est, quand il s’installe à table avec eux, il prend le pain, bénit, partage et leur donne. Leurs yeux s’ouvrent. Ils le reconnaissent. Puis il devient invisible et leur échappe. Ils se disent entre eux : " Notre cœur ne brûlait-il pas en nous-mêmes, quand il nous parlait sur la route et ouvrait pour nous les Ecrits   " (selon Luc, 30-32) .

Un partage du pain a été fait par Diane Rollert, pasteur de l’Eglise unitarienne de Montréal, lors du culte en français le 25 mai 2008. D. Rollert est unitarienne-universaliste, de culture juive. Ce partage du pain s’est fait en toute simplicité, chacun donnant à ce rituel le sens qui lui sied, selon ses propres convictions.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 09:47

le loup et l'enfant, dans le film "Survivre avec les loups" * ;
n'est-ce pas une forme de prière (non conventionnelle) au sein de la Nature ?

par quel divin secret la prière spirituelle nous met-elle ainsi en résonnance avec la Vie ?

* il s'agit d'un film de fiction et non d'un film historique comme il avait été initialement présenté par une auteur affabulatrice.

Même si tous les unitariens ne s’adressent pas directement à Dieu pour des louanges ou des actions de grâce, tous ont profondément conscience du mystère de la Vie que ni nos religions, ni nos philosophies ne résolvent, tous ont conscience d’une dimension spirituelle irréductible de l’existence. C’est donc en termes de révérence qu’ils en parlent.

Nous vous recommandons le livre bilingue " Vers un rêve à bâtir ; si on tissait ensemble / Side by side, Fulfilling a Dream " qui a été publié par le Mouvement unitariste unitarien au Québec, lien

Et sur les sites des chrétiens unitariens :

- la prière des chrétiens unitariens sur le site de l’AFCU à la rubrique " le calice des unitariens ", lien  
- sur le même site de l’AFCU, à la rubrique " nos chants et prières ", lien
- dans les Actualités unitariennes, à la rubrique " louanges à Dieu ", lien  

Pour une étude des Ecritures chrétiennes, voir la rubrique " le temps des évangiles " dans les Actualités unitariennes,
lien et le commentaire de l’évangile de Marc par Marie-Claire Lefeuvre, lien

L’Eglise unitarienne francophone ouvre ici un espace de méditation et de prière où chacun pourra dire sa foi en Dieu, en la Vie, en l’Avenir, selon ses convictions intimes, sa propre culture, son langage à lui. A chacun d’écouter les sentiments et les émotions des autres, d’être attentif à leur expérience et à leur sagesse, à aimer avec le coeur et à s’entraider avec intelligence.

Il s’agit ici d’accueillir, en partage, les paroles des autres. Il ne s’agit aucunement de discuter et d’échanger des considérations théologiques, encore moins de réagir aux propos des autres pour dire son accord ou son désaccord.
Pour cela nous renvoyons au groupe de discussion " Unitariens francophones " qui a été conçu pour le débat d’idées, lien

Et puis nous nous adressons aux poètes et aux musiciens. Lors d’un atelier en français de la Rencontre annuelle du CUC (à Ottawa en mai 2008), animé par Lucie-Marie Castonguay-Bower (membre de l'UU Fellowship of Ottawa), le désir sinon l'urgence de composer nous mêmes des chants en français ont été exprimés. Ici, passons à leur réalisation.

Envoyez-nous aussi vos photos qui, pour vous, contiennent une émotion toute spirituelle que vous voulez faire partager.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Eglise unitarienne francophone
  • : Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
  • Contact

Recherche