Le courant unitarien est né au XVI° siècle et a été la "benjamine" des Réformes protestantes. Il se caractérise par une approche libérale, non dogmatique, du christianisme en particulier et des religions en général. Les unitariens sont près d'un million dans le monde entier. En pays francophones (en Europe occidentale : la France et ses oays d'Outre-Mer, la Wallonie, la communauté francophone de Bruxelles, la Suisse romane, Monaco et Andorre ; au Canada : le Québec ; et en Afrique noire), il s'e
Le plus noir de la nuit est une lumière …
Pendant plus de trente années
En vain, je t’ai cherché.
Par les monts et les vallées,
Dans les champs et les prés,
Dans les villes et les villages,
J’ai voulu voir ton visage,
J’ai appelé, crié ton nom :
Dieu, mon Dieu ...
Mais jamais tu ne m’as répondu.
Je cherchais un regard à nul autre pareil,
Je me suis brûlé en regardant le soleil.
Je cherchais un sourire plein de cordialité,
Je n’ai trouvé qu’une absence glacée.
Alors peu à peu je me suis lassé.
Tu n’étais plus qu’un regret, une nostalgie,
Le souvenir d’une espérance enfouie.
Job et sa femme
par Georges de La Tour,
vers 1640-1645,
huile sur toile 145 cm x 97 cm,
Epinal, Musée départemental
d'art ancien et contemporain
Et lorsque vint le temps de l’épreuve,
Le temps de l’abandon et de la solitude,
Le temps de la déchirure et de la tristesse infinie,
La nuit devint si noire que j’ai tout lâché.
Alors au fond de moi, mes larmes ont rejoint
Une source qui coule sans fin.
Doucement une prière s’est mise à résonner,
Une lumière est née de l’obscurité,
Une flamme fragile s’est allumée.
Noir, tristesse, abandon,
Ces sentiments qui m’assaillent
Sont devenus le signe de ta Présence.
Je sens ton étreinte dans ma souffrance,
Dans mon cri, j’entends ton cri.
Silence, solitude sont les noms qui désignent le Tout Autre
Qui ne se rencontre qu’à travers chaque Etre.
Vide, absence sont les noms qui dévoilent le Sans Visage
Dont le reflet brille dans chaque visage d’Homme.
Le plus noir de la nuit est une lumière
Semblable à nulle autre lumière.
Mystère, terrible mystère.
Mais la flamme qui vacille
Est promesse d’un grand feu,
Feu de l’Esprit,
Feu de l’Amour qui ne s’éteint jamais.
Régis Pluchet (Le Mans, 1996)